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Critiques
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18/09/2011 - 08:30 |
 On ne juge personne par sa taille, mais la grandeur de Myriam Soulanges sera mise en valeur par son travail.
L'impression que les deux solos de "Hectic Mika Talon" peinent à porter le propos affirmé de fuir un monde qui ne lui ne correspond pas. Comme dans un rituel vaudou, les deux solistes tentent d'échapper à des ombres invisibles. La musique accentue ce sentiment d'oppression, que seule la danse peut conjurer. Un début de création qui laisse le spectateur avec ce sentiment que, même une fois les "fantômes" disparus, la place des danseurs n'est pas encore totalement trouvée.
On découvre Myriam Soulanges plus à l'aise dans un duo parfait, "Alé é rivé", où elle joue de sa petite taille pour que son alter égo masculin puisse la déplacer et la porter avec une facilité déconcertante. Un travail plus abouti, quand sortir de l'anonymat, de l'ombre et ôter son masque est un besoin vital pour le couple et sa liberté de danser.
Ces deux créations signent la perception de l'obsédante préocupation de la chorégraphe : celle de s'engager vers la connaissance de la réalité, ainsi que vers sa difficile transmission par la danse.
Karile |